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Au collège Mathias Grünewald de Guebwiller, le club d’histoire fait de la recherche une pratique créative : les élèves écrivent, dessinent et inventent des jeux pour transmettre ce qu’ils découvrent. Fondé par Pierre-Louis Buzzi, professeur et docteur en histoire, il a accueilli 75 jeunes en quatre ans, dont une trentaine en 2025-2026.

Le reportage de L’Alsace du 25 juin 2026 présente leurs dernières créations : un jeu coopératif sur la Grande Guerre et un roman consacré aux chiens d’Alaska mobilisés dans les Vosges.

Les élèves du club d’histoire présentent Villes en Guerre Photo : Clément Tonnot / L’Alsace.

Villes en Guerre : jouer du côté des civils

Treize élèves du club et trois du Labo Arts ont créé les règles, les textes et les dessins de Villes en Guerre. Infirmière, ouvrier, commerçant ou réfugié : chaque joueur incarne un civil et participe aux décisions qui doivent permettre à une ville de tenir pendant le conflit.

Quatre indicateurs sont à préserver : morale, économie, santé et défense. Rationnement, grippe espagnole et évolutions du conflit viennent bouleverser cet équilibre. Chaque ville impose ses propres contraintes : Amiens bénéficie d’une défense importante, tandis que Marseille s’appuie davantage sur son économie portuaire.

La boîte de Villes en Guerre

Le tirage de 200 exemplaires a été cofinancé par le ministère des Armées, la Région Grand Est, la Fondation Pierre Lafue, le Crédit Mutuel et le C.O.G.. Le studio Idaho, à Soultz, a réalisé le visuel de la boîte. Le projet s’inscrit dans les appels à projets pédagogiques du ministère des Armées.

L’article annonçait sa présentation le 27 juin aux Journées d’histoire vivante du Hartmannswillerkopf, au prix de 13 €, puis sa disponibilité au collège.

Découvrir Villes en Guerre

Des recherches récompensées, des formes variées

Le club a remporté trois fois le concours départemental de la Résistance et de la Déportation, avec des projets qui associent documentation et création :

Le jeu des sept familles sur la Libération de la France

Présentation du Concours national de la Résistance et de la Déportation

Les ombres blanches de la guerre

Annoncé pour la rentrée aux éditions Edhisto, ce nouveau roman suit un chien venu d’Alaska sur le front des Vosges. Il prolonge le travail des élèves sur les Poilus d’Alaska, récompensé par le prix Héritiers de mémoire et exposé au Mémorial du Hartmannswillerkopf au printemps 2025.

Adèle et Zoë ont écrit les textes ; Charlotte, Charleen et Noé ont illustré les ouvertures des chapitres. À travers le parcours de l’animal, le livre aborde les conditions de vie et les activités autour des tranchées.

Voir la vidéo du projet sur les chiens d’Alaska

Préparer la suite du club

Les ventes des créations précédentes financent les suivantes, mais aussi des expériences pédagogiques, comme la rencontre avec des reconstituteurs lors du voyage à Verdun. Pierre-Louis Buzzi, qui doit rejoindre le lycée agricole de Rouffach à la rentrée, espère que les recettes du roman aideront à poursuivre les activités du club, dont la reprise par un collègue était envisagée.

Cet article est une synthèse du reportage de L’Alsace, publié le 25 juin 2026.