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Toon Party est un jeu de rôle narratif à la mécanique simple, dans un mélange d’univers humoristiques issus de la culture populaire et partagés par toutes et tous. Il se joue dans Toon Ville, là où vivent tous les personnages de dessins animés, située dans une réalité parallèle à la nôtre, qui évolue hors du temps, de l’espace et des lois physiques du monde des humains.

“Toon Party” sur la boutique du C.O.G

Papertoys en feu

Actualités 2026

  • Réédition prochaine : arrivés presque à l’épuisement des 100 exemplaires de la première édition, il est temps de songer à une réimpression pour 2026 ! Un nouveau décor va remplacer la Cité de l’Orbite à l’arrière de la pochette : la fabrique à usine, ACME… ou le Coco Bongo ?

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  • Sortie d’un Actual Play : L’enquête entraîne les joueurs à travers Toon Ville, de la cuisine de l’hôtel de ville à une tarterie délirante peuplée de pâtisseries vivantes, en passant par des falaises comestibles, un lac de miel infesté d’abeilles organisées en panneaux de signalisation, et des poursuites improbables sur étoile de surf, traîneau ou voiture volante. Les situations dégénèrent joyeusement : montagnes mangées, personnages transformés en crêpes, armées d’éclairs au café, chiens héroïques, voyages dans le temps via un micro-ondes coupé en deux… jusqu’à la tentative finale de remonter le temps pour empêcher le maire de manger la tarte fatale.
  • Les Marchés de Noël du C.O.G : le stand du Cercle de l’Orbite Galactique s’est installé pour diffuser ses production et proposer des animations de partie à Comptoirs en fêtes le samedi 6 décembre, à La villa Mais d’Ici le dimanche 7 décembre, à une Soirée Jeu au bar Gallia le mardi 9 décembre, au marché de Noël de Pantin place Olympe de Gouges, le samedi 13 décembre et a The Gros Marché, le dimanche 14 décembre.

  • Un récit de partie faite fin 2025, animée par un des joueurs ayant servi à tester le jeu dans ses premières phases !

“Toon Party” sur la boutique du C.O.G

Récit de partie

TOON PARTY - 13 novembre 25 à La Cabane, bar à jeux, avec La Ligue Ludique, par Canard

C’était ma première partie en tant que Chef Anim’. J’avais préparé quelques personnages secondaires, quelques gags à l’avance, et quelques actions qui pourraient se dérouler en second plan. Autant vous dire que ça ne s’est pas du tout passé comme prévu, et que je n’ai rien utilisé de ce que j’avais préparé…

On a joué avec cinq personnes, qui ont incarné les personnages suivants : Rick Sanchez (Rick et Morty), Jotaro Kujo (JoJo’s Bizarre Adventure), Bad Luck Blackie (Tex Avery), Moe Szyslak (Les Simpsons), et le Ramoneur du Roi et l’Oiseau.

Les joueureuses ont immédiatement accroché à la création de leurs persos : répliques cultes inventées, poses iconiques, interactions spontanées… tout démarre avant même la partie.

Je commence par le discours d’introduction, légèrement remanié pour éviter la lecture et pouvoir leur parler droit dans les yeux. Le monde autour de nous se transforme : ils sont dans un train. Puis, générique de début. Une trompette joue la musique. Jotaro m’interrompt et annonce qu’il se joint à la trompette… avec des castagnettes. Jet de dé réussi. Duo musical.

Tous les personnages doivent alors se battre contre le générique afin que leur nom apparaisse à l’écran. Chacun décrit sa présentation et réalise une petite action d’introduction. Tout le monde réussit.

Le titre s’affiche. Je fais tirer les dés, un par un, et annonce progressivement :

TOUS EN CUISINE…

AVEC RÉGLISSE PLEYNDEPISSE, le gamin morveux et son lance-pierre…

ET ALDO STROMBOLI, le père fouettard venu punir les enfants.

Fous rires immédiats : le duo fonctionne parfaitement.

On tire ensuite les dés pour le lieu de départ et l’introduction de la mission.

Ils doivent retrouver une crème volée, apparemment par des souris. Je décris des petits trous de souris dans les murs. Dans ma tête, l’enquête va durer deux minutes.

Erreur.

Rick décide de construire une machine pour communiquer avec les souris. Il lance les dés… et rate. Je lui accorde quand même la construction (c’est Rick, quand même), mais j’introduis un petit bonhomme ACME furieux qui débarque et détruit la machine : « Non mais ça va pas ?! Vous voulez nous foutre au chômage ? On a tout ce qu’il vous faut chez ACME ! »

Décision collective : direction ACME.

Rick, Jotaro et le Ramoneur utilisent un portail. Blackie et Moe, méfiants, y vont à pied.

Dans l’usine à l’arrêt, Moe remarque que les ouvriers boulangers boivent des bières… mais pas des Duff. Il fait un discours outré et quitte les lieux vexé.

À l’extérieur, près de l’eau, ils aperçoivent des brouillons, esquisses et dessins flottants. S’ensuivent dix minutes de jeu quasi lovecraftiennes : ambiance étrange, présences inquiétantes, mystère grandissant à mesure qu’ils s’enfoncent.

Ils finissent par rejoindre leurs camarades chez ACME : une fourmilière oppressante où les Acméens vivent dans la peur du juge McDeath. Ils demandent une machine de traduction souris/toon. Bordel administratif… mais faisable.

Le Ramoneur tente de lancer une révolte. Rick essaie aussi, mais avec beaucoup moins de succès. Les fouines débarquent : « C’est quoi ce foutoir ?! » Les Acméens se figent. Les personnages improvisent une succession de gags pour les distraire. Pour la dernière fouine, le Ramoneur déclenche la révolte. Dans le chaos, ils récupèrent la machine et retournent à la fabrique de tartes.

De retour, Moe constate que tout le monde boit désormais de la Duff. La boulangère en chef arrive, paniquée : « Alors ?! Alors ?! »

Ils passent par les trous de souris, agrandis pour l’occasion. Au bout des tunnels, ils découvrent les souris ligotées. Ils les libèrent et discutent avec elles. (J’ai hésité à dire que les souris parlaient déjà la langue des toons… mais je les ai laissés savourer le fait d’avoir passé trois heures à obtenir la machine.)

La souris cheffe explique : « Plus loin dans la galerie, c’est Réglisse et Aldo. Ils siphonnent toute la crème pour submerger Toon Ville. »

Un joueur lâche : « Ah ouais… tout était super préparé. J’avais même oublié le titre. »

Dans une immense cuve ressemblant à un Gravitron, ils découvrent les deux antagonistes : l’un fouette l’autre tout en patinant dans la crème, pendant que l’autre pédale pour la faire monter. Une relation BDSM cartoonesque, totalement consentante.

Je leur demande une attaque combinée. Ils montent un plan où tout le monde a un rôle. Succès total. Retour à l’ordre… toon.

20 minutes de création de personnages, et 3 h 10 de jeu. J’ai volontairement écourté la fin : la partie aurait très clairement pu durer quatre heures de plus.

L’univers laisse une place énorme à l’imagination et à la création. En tant que MJ, une fois l’esprit et les lieux assimilés, c’est un vrai plaisir de faire vivre ce monde de manière (in)cohérente et cartoonesque. Difficile de résumer une partie : ce qui fait le sel du jeu, ce sont les détails, les interactions, les descriptions, les quiproquos. On pourrait en raconter encore et encore.

Hâte de la prochaine partie. J’ai vécu de grands moments de rire, et les retours m’ont permis d’ajuster le jeu pour proposer la meilleure expérience ludique possible.

“Toon Party” sur la boutique du C.O.G