ø collectif null.part — Notre-Dame-des-Vertus, Berric, 15 août 2025
Création collective In Situ - Son, lumière, image, poésie - Improvisation éphémère et participative
Qui sommes-nous ?
Nous sommes le collectif null.part, né en 2020 lors du confinement. Déplacé depuis Berric (Morbihan), Fumel (Lot-et-Garonne), Alençon (Orne) et en région parisienne, nous imaginons des Espaces-Temps re~Créatifs Non Programmés.
Pluridisciplinaire à tendance numérique, le collectif compte une quinzaine de créatifs en tout genre : artistes contemporains et auteurs inspirés, musiciens sculpteurs d’ondes sonores, bidouilleurs ingénieux, geeks passionnés et poètes rêveurs.

Ils et elles se retrouvent le temps d’un été pour faire œuvre commune autour d’un lieu choisi. Celle-ci prend la forme d’une “jam” audiovisuelle : une improvisation où humains et machines font résonner l’âme du lieu.
Une création collective où s’emmêlent câbles, sons, images et poésie, en immersion 6h durant (si ce n’est plus). Le lieu crée l’événement : artistes et publics deviennent acteurs et témoins d’un dispositif à l’œuvre, sensible et non reproductible.
Le terme “null” pourrait se traduire par “paramètre fictif”, utile dans l’univers de la programmation informatique.
“part” renvoie à un élément interconnecté à d’autres : le fragment d’un tout, plus grand qu’un soi isolé.

Habiter artistiquement la chapelle Notre-Dame-des-Vertus
Le vendredi 15 août 2025, à la chapelle Notre-Dame-des-Vertus située à Berric, les habitants découvrirent leur chapelle métamorphosée : ils furent accueillis par une quinzaine d’artistes du collectif null.part, aux manœuvres d’une création polymorphe au cœur du monument, entre musique, poésie, vidéo mapping et exposition visuelle.
Le collectif n’en était pas à son premier coup d’essai et avait déjà investi lors d’une précédente résidence la chapelle d’Alençon dite Chapêlmêle en 2024.

La démarche de création s’inspire directement du lieu : son architecture, sa résonance acoustique, la mémoire qui habite l’édifice et les souvenirs des habitants qui y sont rattachés.

Notre proposition s’éloigne délibérément du format traditionnel du show “son et lumière” : un spectacle préenregistré, inscrit dans une durée limitée, retraçant de façon épique les grands événements historiques du patrimoine.

Notre approche est sensible, artisanale. Nous nous intéressons aux vécus, à l’émotion, au rêve, aux habitants que nous rencontrons à l’instant T. Nous assumons une grande part d’improvisation et proposons une expérience contemplative, déambulatoire et immersive, presque intimiste.
Le public devient témoin d’une œuvre en train de se faire, et est invité à participer à la création collective (fresque, témoignage, poésie).
La musique improvisée
L’improvisation sonore est le fil conducteur de l’événement. Les musiciens plongent le public dans une “jam” en continu sur plusieurs heures. La musique est électronique et ambiante : contemplative, atmosphérique, propice au rêve et à la méditation.

Pour Notre-Dame-des-Vertus, les musiciens se sont accordés sur le son de la cloche : un sol. Le paysage sonore de la chapelle participe à la création : grincements du parquet, pas sur le sol de pierre.
Antoine utilise un géophone : un microphone de contact qui capte les vibrations sonores se propageant dans les murs de la chapelle.
La poésie — déclamation de souvenirs fictifs

Un travail de recherche documentaire est réalisé en amont, associé à un recueil de témoignages et à l’écriture de fictions inspirées d’archives et de récits réels.
- Armandine évoque un pardon imaginaire, se mettant dans la peau d’un enfant berricois.
- Zacharie plonge dans les sources du pèlerinage des vertus et de l’histoire bretonne, reliant mythes gaulois et saint Cornély.
- Alexandre se glisse dans la peau d’un bâtisseur comptant les pierres posées à la construction.
- Pauline interprète les pensées d’une jeune berricoise assistant pour la première fois à la procession.
Les locaux sont invités à participer à la performance, dans l’esprit des open mic, pour partager un texte ou un souvenir personnel, accompagnés par la musique improvisée.
Entre rêve et réalité, les spectateurs se laissent porter par les récits fictifs.
Les arts visuels — entre exposition et performance

À l’entrée de la chapelle, les artistes visuels sont en pleine production-exposition : Marion et Pauline réalisent une fresque participative inspirée des souvenirs de procession.

Cécile crée un calligramme à partir des poèmes écrits pour l’événement, reprenant la forme d’une fenêtre en arc brisé surplombant le chœur.

Les textes déclamés défilent sur un Minitel, faisant voyager la matière textuelle sur différents supports — un clin d’œil à la mémoire technologique collective.

Le mapping vidéo
Alors que la nuit tombe, apparaissent des ondes lumineuses parcourant la chapelle : textures végétales et aquatiques filmées par Allison à la fontaine des Vertus, animations graphiques de Maxime comme le Sacré-Cœur de Marie.

À l’extérieur, un mapping monumental transforme la façade de la chapelle. Les visuels contemplatifs, à la limite de l’abstraction, mêlent dessins en direct sur tablette, effets numériques et films autofictifs.
Le tout résonne avec l’improvisation musicale continue au cœur de la chapelle.
La résidence : temps de recherche et de création préparatoire
Notre approche artistique est relationnelle et pluridisciplinaire, avec un goût pour les projets pensés in situ. Le travail se fait sur place, à la rencontre des habitants et de l’histoire des lieux.

Nous sommes accueillis en résidence à Trivlé, dans le Morbihan. Durant une semaine, nous récoltons des fragments de matière : photographies, films à la fontaine des Vertus, enregistrements sonores, entretiens, lectures.

Jean-Paul Le Brech du Comité de Soutien de la Chapelle a été notre interlocuteur privilégié, nous transmettant des ressources écrites et orales sur l’histoire du lieu.
… Et pour la suite ?
Nous souhaitons développer de nouveaux “sons et lumières” poétiques et alternatifs, dans des lieux variés ou insolites — patrimoniaux, délaissés, anciens ou contemporains.
Nous créons à partir des contraintes, dans un esprit de rencontre, de confiance et d’ouverture, pour proposer des moments de partage artistique uniques.


Les membres du collectif null.part
- Anna Kawadji — art-therapie-sonore.com musique, accueil en résidence
- Thomas Pagesy — alias douleur2vivre - musique
- Youenn Piolet — alias Schematic Wizard musique
- Allison Simonot alias Rozetta — mapping vidéo, photo - Sonde Stratège du C.O.G
- Maxime J. Richard alias Lux Felicis — mapping vidéo - Pulsar du C.O.G
- K. — lumière, régie générale - Stratège Anonymous du C.O.G
- Zacharie Boubli — poésie, médiation - Archonte du C.O.G
- Cécile Chiron — calligrammes
- Armandine Chasle — poésie, minitel art, relations publiques - art numérique
- Andrey Kalinovsky — musique, photos
- Antoine Thomas — alias Inspecteur La Street musique
- Pauline Sampeur — coordination, musique, peinture, poésie
- Marion Gonnet alias Mayaphosa — peinture - Peintre Stratège du C.O.G
- Alexandre Attal alias Canard — poésie, médiation
- Camille Grigault alias Sheglitchr — régie, documentation vidéo, photo
- Pierre Pinel alias HttPierre — lumière, régie

Remerciements
Jean-Paul Le Brech et Marie Petton, Le Comité de Soutien de la Chapelle, Le COGEMA, Claire Domergue du Télégramme, Mathilde Coussemacq de la ville de Berric, Monsieur le Maire Michel Grignon, Le diocèse de Vannes, Les habitants de Trivlé à Berric.
Article du “Télégramme” du 15 août 2025 Article du “Télégramme” du 18 août 2025

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Photos par Rozetta Jean Roulin csaohphoto Sheglitchr